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Action 52 – Mettre en place le dossier des données du patient partagé

La mise en place d’un dossier patient partagé, s’appuyant sur des référentiels sémantiques communs à tous les acteurs (patients, professionnels, structures) et respectant un cadre d’interopérabilité est un objectif essentiel.

Description détaillée de la mesure

Le partage des données du patient (médicales, sociales, préventives, etc.) entre les professionnels de santé présente de nombreux avantages pour le personnel de santé, mais aussi pour les patients.

Un enjeu important concerne la sécurité de la donnée : en effet, il est important que les données du patient demeurent privées et protégées de toute cyber-attaque.

Un peu d’histoire

Dès 1997, à la demande du Ministre de la Santé de la Polynésie française, une mission d’étude de faisabilité d’un système informatique sanitaire en Polynésie française fut menée par le directeur du GIP-CPS3. Suite à cette étude de faisabilité, deux missions ont été programmées en 1998, l’une pour l’établissement du cahier des charges juridiques, l’autre pour l’élaboration du cahier des charges prévisionnel technique et budgétaire.

Mi-1999, le Président du gouvernement de la Polynésie française a lancé une stratégie globale de télécommunications ayant pour pivot central : le développement d’un projet multimédia sur l’ensemble des cinq archipels, s’intégrant dans le contexte planétaire des Nouvelles Technologies de l’Information et des Communications (NTIC).

Le Réseau Santé Polynésie

Dans le cadre de ce projet, dénommé METU@, de mise en place des infrastructures de communication à haut débit en Polynésie française, le Ministre de la Santé et de la Recherche a proposé un projet de réseau informatisé de santé, dénommé RSP (Réseau Santé Polynésie), permettant de relier de manière sécurisée les différents acteurs du système de santé et articulé autour d’un « Dossier médical communicant » (DMC).

Les objectifs du RSP étaient les suivants :

  • Amélioration de la qualité des soins et du suivi du patient, amélioration du service rendu au patient.
  • Maîtrise des dépenses de santé par la diminution des examens redondants, une prise en charge précoce diminuant les complications coûteuses, une meilleure maîtrise des EVASAN, une réduction des coûts de gestion de l’assurance maladie par la transmission électronique des feuilles de soins
  • Désenclavement des populations isolées.
  • Nouvel outil de santé publique : recueil en temps réel des données médico-administratives, diffusion d’informations ciblées, suivi en temps réel de situations épidémiques, mise en commun des bases de données existantes.

Ce projet a été sur de très bon rails jusqu’en 2001, date du départ du Chef de Projet Dr Sammy Dowidar. Le projet a ensuite été réorienté à la fois fonctionnellement et techniquement pour donner le RISP (Réseau Informatisé de Santé Publique).

Le Schéma Directeur Stratégique

Fin 2008, le Ministère de la Santé de la Polynésie française confia à la société SIS Consulting une mission d’assistance à l’élaboration du « Schéma directeur stratégique du système d’information de santé de la Polynésie française » (SDSSIS). Le rapport final a été remis en juin 2010 et le SDSSIS approuvé par le conseil des ministres le 7 octobre 2010.

Les travaux menés dans ce cadre ont permis de définir le système cible et le plan des actions à mener progressivement de 2010 à 2017 pour l’atteindre.

L’objectif de ce Schéma Directeur Stratégique était de revenir à l’esprit du Réseau Santé Polynésien volet Santé du Projet M@tua avec une approche pragmatique et en partant de l’architecture et de la forte expérience de CHPf pour converger peu à peu vers un Dossier Patient Partagé de la Polynésie française

L’idée de ce SDSSIS était de retrouver l’esprit du Réseau Santé Polynésien initial (période 1998 – 2001) en ayant une Vision à long terme mais également de procéder de manière pragmatique en favorisant dans un 1er temps le partage du Dossier Médical Partagé (DMP Web) du CHPf qui comprend 85 % des données médicale structurée de la Polynésie auprès des Cliniques Privés des Médecins généralistes et des entités de la Direction de la Santé.

Malheureusement ce plan d’action sur 4 ans qui avait fait l’objet d’une communication en conseil des ministres en octobre 2010 n’a pas pu s’exécuter totalement du fait de l’instabilité politique de cette époque.

La multiplicité de dossiers non communicants, et l’absence de communication entre les personnels assurant le suivi des patients peut s’avérer problématique dans le parcours de santé et la coordination des soins de chacun.

Les systèmes d’information de santé sont aujourd’hui éclatés : ils ne communiquent pas entre eux et sont gérés par des services différents :

  • Le Service informatique de la Polynésie française ‐ SIPF
  • Le Réseau informatique RISP et le logiciel de gestion du dossier patient Logedopat
  • La Direction des systèmes d’information et des opérations – DSIO du CHPF
  • Le Service informatique de la Caisse de prévoyance sociale ‐ CPS

Une avancée serait de mettre en place une centralisation des données médicales et leur synchronisation pour permettre une compréhension pertinente de la problématique globale du patient et ainsi optimiser sa prise en charge.

Un Dossier Médical Partagé est nécessaire compte tenu de l’éclatement géographique de la population et des structures de santé : seule la dématérialisation du dossier peut répondre à cet impératif, passant donc par son informatisation, sa modernisation et sa réorganisation.

Un premier niveau de partage du dossier médical est aujourd’hui mis en place entre le CHPF et l’APURAD (en charge des dialyses), ainsi qu’entre le CHPF et le Centre Te Tiare.

Enjeux

  • Améliorer le traitement des patients en centralisant l’information relative à sa santé en un seul dossier numérique, accessible aux professionnels de la santé, dans le cadre du secret médical
  • Éviter les examens redondants et ainsi rationaliser les dépenses de santé
  • Diminuer le nombre d’Evasan Inter-îles
  • Éviter aux patients de devoir connaître et répéter son cas médical à tous les praticiens qu’il rencontre dans sa vie ou dans son processus de maladie en cas de longue maladie.

Acteurs concernés

  • Demande : Les patients de tous les praticiens de Polynésie française, les ressortissants de la CPS
  • Offre : Ministère de la Santé (MSS), Direction de la santé publique (DSP), le centre hospitalier de Polynésie française, la CPS, le SIPF

Financement

  • Polynésie française

Modalités de suivi

  • Comité Stratégique

Points d’attention et risques

Un enjeu important concerne la sécurité de la donnée : en effet, il est important que les données patient demeurent privées et protégées de tout risque de cyber-attaque.

Budget pluriannuel (2018-2022)

Années 2018 2019 2020 2021 2022
Budget estimé en MFCFP 30 120 40 40 40
Justification du Budget
2018-07-30T15:37:57-10:0018 novembre 2017|

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