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Action 16 – Développer des programmes de formation aux métiers du numérique

Développer des programmes de formation aux métiers du numérique en partenariat avec les différentes structures de formation de la Polynésie française telles que la CCISM, le CNAM, l’UPF, ainsi que les structures privées.

Description détaillée de la mesure

 Une offre sous-dimensionnée par rapport à la demande

La filière numérique est naissante en Polynésie française. Parmi les 8 759 entités polynésiennes inscrites auprès de la CCISM, seules 121 entreprises sont recensées dans le secteur de « l’information et de la communication ».

Celles-ci sont localisées à 90 % sur Tahiti et Moorea. La Polynésie française ne compte qu’une dizaine de sociétés prestataires informatiques principalement situées à Papeete et dont les plus importantes emploient entre 10 et 20 salariés. Une présence limitée et une visibilité faible, au regard des besoins locaux qui conduisent les entreprises et les administrations à faire appel à des prestataires extérieurs.

Ce déficit d’offre est lié au manque de personnel qualifié au regard d’une activité nouvelle en pleine expansion.

Des formations privées, avec un coût d’entrée élevé

L’offre de formation aux métiers du numérique commence juste à  s’organiser sur le territoire.

Elle est essentiellement post-BAC.  L’université de la Polynésie française propose une licence (1, 2, 3) Informatique et une licence (3) Informatique, applications, web, Technicom.

Des instituts de formation privés dispensent également des formations qui sont en concurrence directe avec les formations dispensées à l’international (France, Canada, Québec, Australie …). Parmi ces formations, on distingue :

  • Studio Poly3D : école de conception de jeux vidéo ouverte en 2015 à Papeete. Elle forme, sans pré-requis et sur trois ans, à raison de promotions de 20 élèves, des jeunes Polynésiens sélectionnés grâce à un défi lancé sur une plateforme collaborative. L’école est soutenue par la CCISM, le Pays (OPT, DGEN) qui ont fourni les locaux. Elle a financé sur fonds propres le matériel informatique, mais a aussi bénéficié de fonds décernés par de grandes entreprises internationales telles que Autodesk et Execution Labs Montreal. Poly3D dispose de partenariats académiques avec l’école des Gobelins de Paris et le CNAM (Centre National des Arts et Métiers) qui délivre un diplôme de niveau III (Bac +2) en programmation informatique (formation codage, création 3D, écriture de scénarii, dessin pour des généralistes du jeu vidéo). Les étudiants peuvent ensuite s’orienter vers une licence professionnelle, et pour une partie d’entre eux, vers un Master spécifique. Le prix de la scolarité s’élève néanmoins à 490 000 FCFP par an.
  • ISEPP : L’Institut Supérieur de l’Enseignement Privé de Polynésie Française (ISEPP) dispense, depuis 2012, des cours sur les métiers de l’Internet, plus spécifiquement une licence de sciences humaines, sociales et gestion, mention Sciences de l’Information et de la Communication qui détaille le sujet du web, des supports numériques, de l’audiovisuel, des données informatiques etc. Les frais pédagogiques s’élèvent à 434 000 FCFP par an.
  • Le CNAM de Polynésie a ouvert, à la rentrée 2016, une licence Pro L3 destinée aux BTS, salariés ou chercheurs d’emplois. Cette formation en alternance, d’un coût d’environ 400 000 FCFP/an et dénommée licence professionnelle Droit, économie, gestion mention métiers du décisionnel et de la statistique parcours Web analytics se spécialise dans les métiers du numérique en entreprise, de l’analyse de données aux publicités sur Internet, en passant par la gestion des réseaux sociaux. La rentrée 2017 marque l’ouverture d’une formation d’analyste-développeur donnant lieu à l’obtention d’un diplôme de niveau Bac +2. Cette formation destinée aux apprentis est prise en charge par le SEFI et permettra aux 10 candidats retenus d’alterner semaine de formation et semaine en entreprise.
Des programmes de formations à l’étape de projet
  1. Le cursus « Développement intégrateur Web », de Métamorphoses Outremers disposant du label Grande École du Numérique
  2. Les formations en codage (C et C++) d’OPEN en partenariat avec la CCISM, avec  le soutien de la Polynésie française
Des formations à déployer sur le territoire

Afin de générer des compétences, il est envisagé de déployer sur le territoire polynésien des formations gratuites et intensives pour apprendre les métiers du numérique.

Des formations s’adressant prioritairement aux jeunes de moins de 25 ans, non diplômés ou peu diplômés, issus des quartiers populaires, mais également aux demandeurs d’emploi, allocataires des minima sociaux, aux seniors en reconversion ainsi qu’aux femmes et personnes en situation de handicap, populations insuffisamment représentées dans les métiers techniques du numérique particulièrement recherchés.

Intégrer la Grande École du Numérique via des formations partenaires

Lancée en 2015 par le Président de la République, la Grande École du Numérique regroupe plus de 400 formations ouvertes à tous sur l’ensemble du territoire. La Grande École du Numérique vise à structurer, sur l’ensemble du territoire national, une offre de formations, « Les fabriques du numérique », permettant la diversification des publics concernés et renouvelant les approches pédagogiques. Elle assure la reconnaissance de ces formations par une certification ainsi que leur adaptation aux besoins d’un domaine d’activité en mutation permanente.

Elle porte une double ambition :

  • Répondre aux besoins croissants du marché de l’emploi en compétences numériques
  • Favoriser l’insertion socioprofessionnelle des publics éloignés de l’emploi et de la formation. Les formations labellisées s’adressent en priorité aux jeunes sans qualification ou diplôme et aux femmes

À date, 3 formations dispensées sur le territoire polynésien sont déjà labellisées « Grande École du Numérique ».

Il s’agit de formations dispensées par l’Académie des Télécoms / LOGIC (Pirae) :

  • Technicien d’Intervention Télécom
  • Chargé d’Etudes et de Projets en Réseaux de Télécommunications
  • TECH 3.0#PF

Deux acteurs clés de la Grande École du Numérique pourraient devenir des partenaires pour le développement de formations numériques sur le territoire polynésien.

Il s’agit de :

  • OpenClassroomsOpenClassrooms veut rendre l’éducation accessible à tous et favorise un apprentissage communautaire et engageant.
    « Nous, Mathieu Nebra et Pierre Dubuc, fondateurs d’OpenClassrooms et toute notre équipe de 35 personnes, sommes à vos côtés tous les jours. Curieux et férus de pédagogie et de technologie, nous n’avions que 13 et 11 ans lorsque nous avons commencé à travailler sur ce projet : proposer un cours d’informatique en ligne pour ceux qui veulent apprendre à coder. Rapidement une communauté de passionnés nous rejoigne et participe au développement du site en proposant également des cours. Nous prenons en 2012, le virage des cours certifiants et nous sommes devenus en quelques années la plateforme de référence dans l’apprentissage du code, du numérique et de la culture digitale. Premier site d’e-Éducation en Europe avec près de 3 millions d’utilisateurs par mois et plus de 1000 cours en ligne, nous sommes dorénavant un champion français du secteur edTech et nous proposons désormais nos formations en entreprise. »
  • Simplon.coCréée à Montreuil (France métropolitaine) en avril 2013,  Simplon.co  est une entreprise sociale agréée solidaire labellisée French Tech, « La France S’Engage » et Grande école du numérique.  Simplon.co agit dans le domaine de la démocratisation de l’apprentissage de la programmation informatique auprès du grand public et des enfants en coordonnant des initiatives comme la Europe Code Week et l’Africa Code Week. Simplon.co est un réseau de « fabriques » (écoles) qui propose des formations gratuites pour devenir développeur de sites web et d’applications mobiles, intégrateur, référent numérique, datartisan, etc. Ces formations s’adressent prioritairement aux personnes éloignées de l’emploi (jeunes de moins de 25 ans, peu ou pas diplômées, issues des quartiers populaires et des milieux ruraux, aux seniors, aux personnes en situation de handicap) avec un objectif de parité homme-femme.Simplon.co est une entreprise de l’économie sociale et solidaire (agrément ESUS) : ses formations sont qualifiantes ou certifiantes, certaines sont labellisées « Grande École du Numérique », mais toutes sont ouvertes sur critères sociaux sans aucun pré-requis technique (débutants acceptés) mais il est obligatoire d’avoir une très forte motivation, une appétence pour le numérique (et la programmation) et d’aimer travailler en équipe.Simplon.co a ouvert en 2015 une antenne à Saint-Denis de la Réunion et déploie plusieurs formations de développeur Web, et médiateur numérique, accessibles aux élèves sans pré-requis. La première formation (entièrement gratuite) s’est déroulée à Saint-André en février 2016. Elle se déroule de manière intensive et immersive, en 6 mois, avec une pédagogie innovante fondée à 80% sur le “learning by doing” (pratique par projets et mise en situation) et le “peer-programming” (programmation par les pairs, en binôme). Après 6 mois de formation, les Simploniens pourront prétendre à des postes de développeur web junior, intégrateur web, designer web ou mettre à profit leurs nouvelles compétences dans d’autres métiers (community manager, formateur…).

Enjeux

  • Répondre aux besoins des entreprises locales en compétences numériques

  • Favoriser l’insertion socioprofessionnelle des publics éloignés de l’emploi et de la formation, en particulier les jeunes

Acteurs concernés

  • Demande en formation :
    • Jeunes de moins de 25 ans, non diplômés ou peu diplômés,
    • Demandeurs d’emploi,
    • Allocataires des minima sociaux,
    • Seniors en reconversion,
    • Femmes et personnes en situation de handicap.
  • Offre de formation : CCISM, OPEN, Grande École du Numérique, Simplon.co, OpenClassrooms, etc.

Points d’attention et risques

Lieux des formations

Il est important de prendre en compte dans la réussite du projet le fait qu’une partie des cibles n’ont pas les moyens matériels de se déplacer pour aller se former tous les jours à Papeete.

Ces formations doivent donc se dérouler au plus près physiquement des personnes ciblées.

Les communes pourraient constituer les relais d’un dispositif d’identification des publics concernés et proposer un lieu de formation.

D’autres partenaires pourraient de leur côté contribuer à la faisabilité du projet en échange de la soumission d’un projet à réaliser par les apprenants (« Learning by doing ») :

  • EDT fournirait l’énergie en échange d’un projet réalisé
  • L’OPT fournirait la connexion en échange d’un projet réalisé
  • L’Administration (DGEN, Service Informatique de la Polynésie) fournirait le mobilier et l’équipement informatique en échange d’un projet réalisé
  • Les écoles partenaires (Simplon, Open Classrooms) fourniraient la formation
Engagement et motivation des publics visés

En cas de gratuité de la formation, le risque d’absentéisme peut exister. Il conviendrait donc de mettre en place un système incitatif pour motiver le public formé à suivre la formation jusqu’à son terme, ou même jusqu’à l’obtention d’un emploi.

Concurrence des offres privées

Il convient aussi de s’assurer que le dispositif de formation n’entre pas en concurrence déloyale avec les offres privées de formation, en vérifiant que les publics cibles visés sont différents.

Budget pluriannuel (2018-2022)

Années 2018 2019 2020 2021 2022
Budget estimé en MFCFP À évaluer
Justification du Budget    
2018-01-16T11:46:13+00:0021 novembre 2017|

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